Lettre ouverte des citoyens

Lettre ouverte des citoyens

wallons et bruxellois

Halte au démantèlement social – appel à une motion de méfiance contre le MR et Les Engagés

Nous, citoyens et citoyennes de Wallonie, signataires de cette lettre ouverte, partageons ici nos constats et notre inquiétude grandissante face à ce que nous voyons s’installer dans notre société : une remise en cause progressive des acquis sociaux qui ont pourtant construit notre cohésion. Cette lettre, cosignée par l’ensemble de ses signataires, est un appel pacifique et déterminé aux partis démocratiques à prendre acte de ce que ressent une large part de la population : nous ne voulons pas d’un affaiblissement de notre modèle social, ni d’un glissement idéologique qui éloigne la politique des valeurs humanistes et solidaires. : déposez une motion de méfiance contre le MR et Les Engagés.

Ces deux partis ont trahi, par leurs choix politiques et leurs discours, l’héritage social issu de décennies de luttes collectives. Ils se posent aujourd’hui en fossoyeurs des droits fondamentaux en Wallonie. Leur responsabilité dans l’affaiblissement du contrat social wallon ne peut plus être ignorée. C’est pourquoi cette lettre ne se contente pas d’alerter : elle appelle à une réaction politique forte et immédiate.

Le MR : ce que nous ne voulons plus voir

Nous ne voulons pas d’une limitation arbitraire des allocations de chômage à deux ans, alors même qu’aucune offre d’emploi suffisante n’est garantie. C’est, ni plus ni moins, un génocide social, qui frappe les plus fragiles sans leur offrir de solution réelle.

Nous ne voulons pas d’un discours culpabilisant envers les familles nombreuses, comme l’a tenu Georges-Louis Bouchez. Accuser indirectement les familles avec plus de quatre enfants, que ces familles nombreuses soient stigmatisées sous des prétextes budgétaires qui masquent des relents racistes, visant indirectement certaines origines ethniques. Ces enfants sont les forces vives de demain. Ce discours est inacceptable.

Nous ne voulons pas des propos populistes sur la dette, alors que cette dette est maîtrisée, en partie détenue en Belgique, et qu’elle finance nos écoles, nos soins de santé, nos pensions, et nos infrastructures

Nous ne voulons pas que les pensions soient remises en cause après des décennies de travail et de cotisation. Nous refusons que l’État rompe le contrat moral avec ses citoyens, tout en continuant de solliciter les fonds de pension pour financer sa dette publique. Il est inacceptable que l’épargne collective des pensionnés soit attaquée au nom d’un discours alarmiste, cynique et électoraliste.

Nous ne voulons pas que les bénéficiaires d’aides sociales soient pointés du doigt et orientés par défaut vers les CPAS, comme si la précarité était un choix.

Nous ne voulons pas que les syndicats soient ridiculisés, insultés ou traités de buveur de CaraPils, alors qu’ils représentent un contre-pouvoir légitime dans une démocratie saine.

Nous ne voulons pas d’un parti politique qui brouille les repères démocratiques en comparant ses adversaires à Donald Trump, en flattant les extrêmes, ou en accueillant des figures issues de mouvements ouvertement fascisants.

Nous ne voulons pas d’une vision du monde où la valeur d’une personne se mesure à son rendement économique. Nous défendons une société qui reconnaît aussi la richesse de l’engagement bénévole, de l’éducation, de l’entraide.

Nous ne voulons pas de cette régression. Nous voulons un avenir digne.

En matière de pensions, c’est une trahison pure et simple du contrat social. Nous avons cotisé toute notre vie. Cette cotisation était un engagement mutuel, un contrat factuel entre l’État et le citoyen. Réduire les pensions aujourd’hui revient à dénoncer un contrat fondamental. Ce d’autant plus que, dans une ironie cruelle, l’État emprunte une partie de sa dette auprès… d’un portefeuille muni entre autres des fonds de pension. Autrement dit, nos propres épargnes sont utilisées pour financer une politique qui les sabote. Assez !

Il est temps de se poser la question : le PIB, pour qui ? La réponse ne peut pas se résumer à un tableau Excel ou à un classement OCDE. Elle doit être guidée par une politique humaine, respectueuse et cohérente.

Les Engagés : trahison de l’héritage humaniste

Autrefois porteurs d’une vision sociale inspirée de l’humanisme chrétien, Les Engagés ont renié les fondements même de leur identité politique. En abandonnant toute référence claire à leur histoire sociale, en adoptant un discours technocratique vidé de toute ambition solidaire, ils se sont progressivement alignés sur les politiques antisociales qu’ils critiquaient jadis.

Ils ont :

  • Cautionné la responsabilisation individuelle comme moteur principal des politiques sociales
  • Soutenu une individualisation des droits qui affaiblit la solidarité
  • Adopté une posture centrée sur la performance et la méritocratie plutôt que sur l’égalité des chances.

Ce positionnement est une trahison directe des milliers de militants, de membres et d’électeurs qui se reconnaissaient dans une tradition sociale-chrétienne où l’humain passait avant le profit. Aujourd’hui, ces citoyens se retrouvent abandonnés, sans relais politique digne de ce nom.

Il est inacceptable qu’un parti issu de cette culture soit complice, par son silence ou son inaction, du démantèlement des filets de protection qui font la dignité d’une société.


📣 Nous, citoyens, refusons ce double renoncement

Nous demandons :

  • Que tous les partis démocratiques qui ne se reconnaissent pas dans cette dérive déposent une motion de méfiance contre le MR et Les Engagés.
  • Que les forces politiques responsables s’unissent pour défendre une société solidaire, humaine et juste.
  • Que les assemblées parlementaires adoptent une résolution condamnant les dérives idéologiques du MR, en rappelant les fondements du pacte démocratique belge et en appelant à étendre le cordon sanitaire à tout parti ou personnalité flirtant avec l’extrême droite, quelle que soit son étiquette officielle *.
  • Que le MR soit reconnu politiquement, au vu de ses choix récents, comme un parti ayant quitté le champ démocratique classique, et qu’il ne puisse plus participer à aucune coalition démocratique en Wallonie ni au fédéral tant que cette ligne ne sera pas corrigée clairement *.

*Ses points sont a prendre en concertation, si juridiquement cela le permet cf.  loi du 10 mai 2007 tendant à lutter contre certaines formes de discrimination interdit les actes inspirés par le racisme, la xénophobie et d’autres formes de discrimination.

Cette lettre est un appel. Pas un cri de colère, mais une exigence de respect. Respect des droits sociaux, du débat démocratique, et de l’humain derrière chaque chiffre.

Citoyens, citoyennes, mobilisez-vous.

Que chaque citoyen puisse se joindre à cette démarche en signant cette lettre ouverte, et en la faisant circuler. Y compris ceux qui, sincèrement convaincus par les promesses électorales du MR ou des Engagés, pensaient qu’ils porteraient notre région vers le haut. Beaucoup se découvrent aujourd’hui trahis, victimes d’un discours séduisant devenu une politique de reniement. Cette lettre est aussi la leur : un espace pour dire qu’on ne les y reprendra plus.

Imprimez cette lettre autant de fois qu’il le faut. Faites-la signer autour de vous : vos voisins, votre famille, vos collègues. Chaque signature compte. Chaque voix pèse.

📧 Adresse de retour : Rue Sous Richemont 3, 4540 Amay
📄 Téléchargez la lettre et le formulaire ici : [ajouter lien]

Nous remettrons l’ensemble des lettres aux instances concernées, afin que les partis responsables entendent et respectent la volonté des citoyens.

Ensemble, faisons barrage au casse sociale. Défendons la Wallonie solidaire.

Nom et prénomCommuneCode postalSignatureDate
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

Éditeur responsable

Wallonie

Gabriel KEVERS

Brabant Wallon

Isabelle LUCAS

Foire aux questions

Cette lettre ouverte est-elle légitime ?

Oui. En démocratie, chaque citoyen a le droit d’exprimer publiquement ses inquiétudes et revendications. Cette lettre n’a pas de portée légale en soi, mais elle a une portée politique et symbolique forte, surtout si elle est signée massivement.

Pourquoi une lettre ouverte plutôt qu’une pétition ?

Une pétition est souvent perçue comme un outil de récolte passive de signatures. La lettre ouverte, elle, permet d’exprimer clairement un message argumenté et structuré. Elle interpelle directement les responsables politiques et peut être lue dans les médias, ce qui augmente sa portée.

Qui peut signer cette lettre ?

Tous les citoyens résidant en Wallonie ou solidaires de la cause défendue peuvent la signer. Il n’y a aucune appartenance politique requise. L’objectif est de rassembler au-delà des partis.

Est-ce que cette lettre peut vraiment avoir un impact ?

Oui, si elle est largement relayée et portée collectivement. Plus il y a de signataires, plus la pression sur les partis d’opposition sera forte pour déposer une motion de méfiance, et plus le débat public sera relancé autour de la dérive antisociale dénoncée.

À quoi sert une motion de méfiance ?

C’est un acte politique fort qui marque la perte de confiance envers un parti ou un responsable. Même si elle n’aboutit pas légalement, elle crée un signal fort, attire l’attention des médias et pousse les partis concernés à se justifier ou à corriger leur ligne..

Pourquoi viser le MR et Les Engagés ?

Ces deux partis ont multiplié récemment les propositions remettant en cause des piliers fondamentaux de la protection sociale, tout en adoptant une rhétorique de plus en plus proche de celle de l’extrême droite. Cette lettre ne vise pas des personnes, mais des orientations politiques jugées dangereuses.

Que faire une fois la lettre signée ?

Imprime-la autant de fois que nécessaire.

Fais-la signer autour de toi (famille, amis, voisins, collègues).

Rassemble toutes les lettres signées et renvoie-les à l’adresse suivante :
Rue Sous Richemont 3, 4540 Amay.
Elles seront regroupées et transmises aux partis concernés.

Est-ce que cette initiative est indépendante ?

Oui. Cette démarche est citoyenne, apolitique et non rattachée à un parti. Elle défend uniquement l’intérêt général, la justice sociale et la démocratie..

Peut-on relayer cette lettre sur les réseaux sociaux ?

Absolument. Plus elle sera visible, plus elle aura d’impact. N’hésite pas à partager, imprimer, et faire signer autour de toi..

Qui somme nous

Gabriel Kevers, Un citoyen engagé qui a cru un temps pouvoir changer les choses de l’intérieur, en rejoignant le MR. Mais face au double discours et à la malhonnêteté que j’y ai rencontrée, j’ai choisi de claquer la porte. Aujourd’hui, je poursuis le combat aux côtés de celles et ceux qui refusent le casse sociale et la dérive idéologique en cours.

Isabelle Lucas, est une citoyenne engagée pour la transition écologique et pour la justice sociale. Elle est active dans différentes associations, dont une association de transition qui œuvre pour la résilience alimentaire et la création de liens sociaux et une association qui milite pour le droit au logement des mineurs étrangers non accompagnés. Elle est également bénévole au sein de la plateforme d’aide aux réfugiés.